Novembre - Decembre 2003
Semaine 48  Du 26-11 au 02-12-2003 

 

KILL BILL - VOLUME 1 - de Quentin Tarantino. (13/20) 2
USA - Couleur, noir et blanc, 1h52 - 2003.
Avec : Uma Thurman, Lucy Liu, Chia Hui Liu, Chiaki Kuriyama, Julie Dreyfus.

Aventures : Une aventurière enceinte se fait agresser à mort, le jour de son mariage.
Manque de bol, les assassins ont oublié de l’achever bien comme il faut. Après quatre ans de coma, elle va redevenir l’invincible Black Mamba de l’Escadron des Vipères Mortelles; son seul but, la vengeance! Tuer tous les assasins - ses ex-collègues, membre de la bande à Bill...! Et, pour finir, dégommer la tronche de Bill himself. Voici donc la dernière fantaisie de Tarantino... Réjouissante par moments, bien décevante dans l’ensemble... Si le film avait été signé John La Mortadella, j’en aurais pensé la même chose, mais il n’aurait pas été question de déception...! Nuance! Il faut bien avouer que tout cela sonne un peu creux... Tous ces clins d’oeil à Sergio Leone, à Ennio Morricone - au western italien en général - au films de “sabre” et à bien d’autres cinéastes, finissent par lasser! La longue séquence d’animation n’est pas non plus la bienvenue... Tout ce mélange fait penser à ce que j’appelle une “salade-poubelle”.... Néanmoins, on reconnaît quand même la griffe de Q. Terreux... Sa virtuosité etc... Au total, on se demande si Quentin ne voit pas trop de films... Il paraît qu’il passe ses journées à se “dividiser” les yeux... Je n’ai rien contre un cinéaste-cinéphile, bien évidemment! Mais, j’aimerais savoir qui est réellement Tarantino dans tout cela...? Et puis, et puis, et puis... il y a la qualité de l’image! Tantôt impec’ (le noir et blanc, par exemple) tantôt numérique bas de gamme (la bagarre du début dans la cuisine)... On reste perplexe et même inquiet... De plus en plus inquiet... Après Eastwood, Allen, les frères Coen, la liste s’allonge... Pour finir, je ne suis pas un “emballé” de Uma Thurman... Tout le monde chante sa beauté!!! Encore et toujours, cette vieille confusion entre beauté, charme et esthétique! D’un point de vue strictement ESTHETIQUE, on peut dire que Uma est plutôt pas mal... pour une chèvre. Maintenant, si d’aucuns la trouvent SEDUISANTE, c’est leur droit; ça, ça ne se discute pas...

P.S. Je me rends compte après relecture que je suis peut-être trop dur avec un film à deux étoiles... Mais, bon... Il faut relativiser... On peut difficilement être clément avec un cinéaste de la carrure de Tarantino...

LE MONDE DE NEMO - (Finding Nemo) - de Andrew Stanton et Lee Unkricht. (19/20) 3
USA - Couleur, 1h45 - 2002.

Animation : Un jeune poisson clown, Nemo, se perd dans les eaux tropicales de la grande barrière de corail... Son papa, Marin, trouillard notoire, va se lancer hardiment à sa recherche et se transformera en héros... Avec l’aide de Dory, un poisson à la mémoire défaillante, il va, en effet, affronter tous les dangers en surmontant ses peurs...! Voilà enfin, associé à Pixar, de l’excellent Disney! Tout y est et rien n’y manque; ni les péripéties, ni l’humour, ni les personnages! Eh oui! Les personnages, mon vieux! En effet, comment raconter une histoire sans personnages pour la véhiculer? Ici, le problème ne se pose pas; des protagonistes aux plus petits rôles, ils sont tous extraordinairement drôles et sympathiques!!! Dory est particulièrement irrésistible, notamment lorsqu’elle s’exprime en “baleinier”...! Il faut voir aussi le caïd balafré, le dur des durs de l’aquarium où Nemo se retrouve emprisonné... Les différentes tentatives d’évasion...! A hurler de rire! Dans le pire des cas, c’est un film qui rend de bonne humeur... qui nous réconcilie avec tout, sauf... avec le numérique... Seule (petite!) fausse note : l’absence du charme chaleureux des bons vieux dessins animés à l’ancienne...
Sinon, bonnes fêtes et tchin! A la santé de Nemo!

LE RETOUR - (Vozvrachenie) - de Andreï Zviaguintisev. (3/20) 0
Russie - Couleur, 1h46 - 2003.
Avec : Vladimir Garin, Ivan Dobronravov, Konstantin Lavronenko, Natalia Vdovina.

Drame : C’est le père qui revient. D’où? Pourquoi? Est-ce bien lui, d’ailleurs? Les deux jeunes fils sont perplexes... Il y a de quoi. Ils ne l’ont jamais connu, leur père... A part une vieille photographie... Lorsqu’il leur proposera une excursion sur une île sauvage, ils vont pourtant le suivre... Et nous aussi... bien obligés... sinon tu quittes la salle... Bref, à part la musique et les cinq dernières minutes, où A.Z. fait preuve d’un indéniable sens de la métaphysique, on souffre en silence, torturés par des images indécentes de laideur...


Haut de Page

 

Droits de reproduction et de diffusion réservés © 2004 Strahinja Kosmajac