Juillet 2003
Semaine 30  Du 23-07 au 29-07-2003

 

BANGKOK DANGEROUS - de Oxide et Danny Pang. (0/20) 0
Thaïlande - Couleur, 1h48 - 1999.
Avec : Pawalit Mongkolpisit, Premsinee Ratanasopha, Patharawarin Timkul.

Policier : Bouillie d’images particulièrement ensanglantées à travers lesquelles on arrive difficilement à comprendre l’histoire. Il s’agit d’un tueur professionnel muet qui accomplit ses missions froidement. Il n’a ni sentiment, ni émotion, ni rien. Il va rencontrer une jeune fille qui peut être, peut-être, lui transmettra un peu d’humanité. Je ne sais pas ce qu’on les Asiates, obsédés qu’ils sont par une violence outrancière. On a parfois l’impression qu’ils sont malades de la tête. N’allez surtout pas croire que je sois raciste. Je ne parle que de leur cinéma, c’est tout. Ils ont sûrement beaucoup d’autres qualités, mais elles n’apparaissent pas dans leurs films.

EXTRANO - de Santiago Losa. (7/20) 1
Argentine - Couleur, 1h27 - 2002.
Avec : Julio Chavez, Valeria Bertucelli, Chuchuna Villafane, Raquel Albeniz, Eva Bianco.

Comédie dramatique : Etrange malaise d’un “étranger” qui semble notamment égaré dans le temps, perdu par le temps... et qui n’y peut rien. Il y a dans ce film une belle réflexion sur le temps qui passe inéxorablement. Toutefois, on s’ennuie un peu et donc on est un peu déçu. Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à priviligier des situations on ne peut plus banales et ordinaires ? Il y a pourtant ici et là quelques scènes fort émouvantes soulignées par une magnifique musique. Quant à Julio Chavez (L’ours rouge), il est absolument formidable de justesse, d’émotion retenue et de sobriété habitée. Pour toutes ces raisons, on peut se laisser tenter...

INFLUENCES - (People I Know) de Daniel Algrant. (17/20) 3
USA - Couleur, 1h40 - 2002.
Avec : Al Pacino, Kim Basinger, Tea Leoni, Ryan O’Neal, Richard Schiff, Bill Nunn.

Policier : Al Pacino en attaché de presse, blasé mais pourtant idéaliste, décide désespérement d’organiser une soirée de soutien en la faveur de Nigériens qui doivent être expulsés. Son plus gros client va par-dessus le marché le compromettre dans une histoire sordide ; il va en effet assister, impuissant, au meurtre d’une jeune femme. Rien n’y fera, il ira jusqu’au bout. Il se débattra, mais ne surnagera pas. Al Pacino est absolument prodigieux et tous les autres comédiens servis par des personnages d’une densité absolument remarquable, sont également extraordinaires. Un polar original où pour une fois, nous avons des situations, des dialogues, et je le répète, de vrais personnages.
PS. Carlos Gomez, un journaliste qui travaille pour un hebdo bien connu a descendu ce bijou en flammes, en prétendant, notamment que Pacino était pathétique de nullité. Mézigue est très en colère et il hurle à qui veut l’entendre que ce fameux Gomez mériterait qu’on lui crève les yeux ; ainsi cela l’empêcherait de continuer de voir des films et d’en dire n’importe quoi. Quant à Moi-Même, je laisse dire Mézigue, je souris et j’évite de lire ce genre de personnage.

LES LARMES DU SOLEIL - (Tears of the Sun) de Antoine Fuqua. (0/20) 0
USA - Couleur, 2h02 - 2002.
Avec : Bruce Willis, Monica Bellucci, Cole Hauser, Tom Skerritt, Eamonn Walker.

Guerre : Le Cro-Magnon Bruce Willis et la belle Monica Bellucci s’engagent à fond pour sauver de pauvres Noirs africains. Hormis la débilité du scénario qu’on a déjà vu cent fois, il y aurait quand même beaucoup à dire sur l’hypocrisie des gens du Nord par rapport à l’Afrique. On leur pique leurs richesses,puis avec les quelques sous qu’il leur reste, on leur fait acheter des armes automatiques pour qu’ils s’entretuent plus allègrement. Et maintenant avec ce film, on vaudrait nous émouvoir avec des héros qui volent au secours de ces pauvres Nègres. C’est vraiment se foutre de leurs gueules. Quant à la guerre, en général, je laisse la parole à Mézigue : “Soldats du monde entier, TOUS A POIL !!!”.

LOST IN LA MANCHA - de Keith Fulton et Louis Pepe. (15/20)2
Grande-Bretagne - Couleur, 1h29 - 2000.
Avec : Terry Gilliam, Johnny Depp, Jean Rochefort.

Documentaire : Lost in la Mancha est un film unique. Jamais on n’a vu un tel documentaire. Il s’agit du making off d’un film catastrophe, complètement maudit. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, on rit beaucoup. Il y a aussi le plaisir de revoir Jean Rochefort qui aurait interprété un Don Quichotte formidable. Le film qui devait se faire, et qui ne s’est pas fait, L’homme qui tua Don Quichotte n’est pas, à mon avis, vraiment un film maudit. Il ne faut pas oublier qu’il a été démarré avec un budget amplement insuffisant. Dans ces conditions, au cinéma, il n’y a pas de pardon. A découvrir absolument !

19 (Nineteen) - de Kazushi Watanabe. (5/20) 0
Japon - Couleur, 1h22 - 2001.
Avec : Daijiro Kawaoka, Kazushi Watanabe, Takeo Noro, Ryo Shinmyo, Masahi Endo.

Drame : Un jeune homme sur un scooter se fait kidnapper par trois personnages énigmatiques. Il finira par être un otage consentant après avoir d’abord tenté de s’échapper. Petit à petit, il se laissera séduire par le leader du groupe et ses étranges complices. Il y a de l’absurde et de l’humour, mais la promenade risque de se terminer d’une façon tragique. Cela dit, il y a peut-être quelque chose que je n’ai pas compris car ce film étrange part un peu dans tous les sens, me semble-t-il. Cela ne mérite pas un zéro absolu parce que, de temps à autre, on trouve quelque intérêt à cette oeuvrette.

L’OUTREMANGEUR - de Thierry Binisti. (7/20) 1
France - Couleur, 1h30 - 2002.
Avec : Eric Cantona, Rachida Brakni, Caroline Silhol, Jocelyn Quivrin, Richard Bohringer.

Policier : J’étais persuadé que j’allais détester cette chose. Ne serait-ce que par la présence d’Eric Cantona, qui a priori, est tous sauf un acteur. Et bien la surprise était de taille, même si on est loin d’un bon film... comme quoi... Il s’agit d’un polar très original qui en est un sans en être un et d’une assez jolie histoire d’amour, genre la Belle et la Bête. Cantona est crédible, ce qui est déjà beaucoup. Si seulement, il apprenait à parler moins vite...


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