Juin 2003
Semaine 24  Du 11-06 au 17-06-2003 

 

COMMENT SE FAIRE LARGUER EN DIX LECONS - (How to Lose a Guy in Ten Days) de Donald Petrie. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h55 - 2002.
Avec : Kate Hudson, Matthew McConaughey, Adam Goldberg, Bebe Neuwirth.

Comédie : Andie, la blonde de service, a pour objectif, dans son magazine féminin, de traiter un sujet inédit : comment faire échouer une histoire d’amour. Pour ce faire, elle dispose de dix jours pour étudier elle-même la meilleure façon de tout faire foirer. Elle va choisir pour cible un fameux publicitaire. Mais, celui-ci a fait le pari inverse : séduire rapidement la fameuse belle blonde... P’tite comédie pour p’tites nénettes et grands morveux... C’est gentil et sucré... et un peu écoeurant...

CONFESSIONS D’UN HOMME DANGEREUX - (Confessions of a Dangerous Mind) de George Clooney. (8/20) 1
USA - Couleur, 1h53 - 2002.
Avec : Sam Rockwell, Drew Barrymore, George Clooney, Julia Roberts, Rutger Hauer.

Espionnage : Chuck Barris est passé par tous les grades de la CIA : informateur, agent, tueur... Maintenant, il bosse pour la télé et lance des émissions à très gros succès... Alors qu’il se prend pour Zeus, son passé et son présent vont se foutre sur la gueule... Un chambardement terrible va le secouer de partout et il va finir quasi cinglé dans une piaule, à écrire ses confessions... Interdit de raconter l’intrigue plus en détail; même si le film ne repose pas essentiellement sur l’histoire et les rebondissements. Il y a de la mise en image assez peu conventionnelle également... Pour son premier long-métrage - malgré un côté un peu fouillis-brouillon - Clooney fait preuve d’imagination et de créativité avec une réalisation alerte et foldingue. Pas mal, pas mal...

DE L’AUTRE COTE - de Chantal Akerman. (0/20) 0
France - Couleur, 1h40 - 2002.

Documentaire : Pauvres Mexicains qui rêvent de l’Amérique du Nord... Doublement pauvres! Poussés par la faim, il passent par San Diego, et, contre vents et marées, certains parviennent à atteindre leur destination... Or, ce qui les attend, c’est une autre misère, c’est toute la misère du monde, le mépris absolu, la peur, et bien sûr... quelquefois la mort... Bien qu’il s’agisse d’un documentaire, je ne peux être indulgent avec un film aussi mal fichu; un film où manque l’essentiel : l’émotion... On cherche désespérément le regard de la réalisatrice...

FILLES UNIQUES - de Pierre Jolivet. (0/20) 0
France - Couleur, 1h25 - 2002.
Avec : Sandrine Kiberlain, Sylvie Testud, Vincent Lindon, François Berléand,Roschdy Zem

Comédie : Carole, juge d’instruction, et Tina, voleuse, deviennent copines et décident de faire les conneries à deux! Voilà le thème choc, l’idée étincelante et la phrase publicitaire de ce laborieux navet filmé sur du plastoc! Les malheureux comédiens n’y sont pour rien si leurs personnages ne sont pas crédibles... Du reste, à priori, le casting était intéressant...

KAENA - LA PROPHETIE - de Chris Delaporte. (0/20) 0
France - Couleur, 1h25 - 2002.

Animation : Un conte tordu, une Kaena rebelle et intrépide, un monde arbre (?) nommé Axis... un premier film français d’animation en 3D, une image d’une laideur insupportable, un film censé toucher un public jeune... Personnellement, si j’avais vu ça à huit ans, j’aurais flippé encore plus que maintenant!

LE MYSTERE DE LA CHAMBRE JAUNE - de Bruno Podalydès. (8/20) 1
France - Couleur, 1h58 - 2002.
Avec : Denis Podalydès, Jean-Noël Brouté, Pierre Arditi, Claude Rich, Sabine Azéma.

Policier : Le reporter Rouletabille et son fidèle acolyte Sinclair sont amenés à enquêter au château du Glandier, suite à une mystérieuse tentative d’assassinat. Mystérieuse car l’agresseur est parvenu à s’échapper de la fameuse chambre jaune alors qu’elle était fermée de l’intérieur... Chouette idée que de faire revivre le héros de Gaston Leroux. D’autant plus que c’est ce genre de films qui manque le plus cruellement au cinéma français.
Néanmoins, sans toutefois bouder son plaisir, il faut reconnaître que le charme de ce polar d’époque n’est recrée qu’à demi... La construction de l’histoire est un peu bancale... Cela met du temps à démarrer, comme on dit couramment... La distribution des rôles y est inégale : Denys Podalydès se fait quasiment “voler” la vedette par un étonnant Jean-Noël Brouté (Sinclair); Pierre Arditi déçoit alors que Claude Rich est toujours aussi pétillant; la palme revient à Michael Lonsdale, impressionnant à la fois de présence, de sobriété et de finesse

LA RECRUE - (The Recruit) de Roger Donaldson. (4/20) 0
USA - Couleur, 1h55 - 2002.
Avec : Al Pacino, Colin Farrell, Bridget Moynahan, Gabriel Macht, Karl Pruner.

Espionnage : Depuis plus de trente ans, Al Pacino me fait courir! Chacun de ses films est pour moi un événement en soi. Jusqu’à présent, malgré quelques toiles mineures, il ne m’a jamais complètement déçu. Malheureusement, il y a un début à tout... C’est navrant, car, Pacino était une sorte de “label de qualité”. Une vedette qui choisissait soigneusement ses scénarios - un peu à la manière d’un Lino Ventura, par exemple - , une vedette tout simplement respectueuse de son public. Je suis si déçu que j’en oublie de parler du film! Bien, c’est l’histoire d’un jeune gars dynamique (C. Farrell) qui se fait recruter par un vétéran de la CIA (notre ami Al) alors qu’il n’a pas vraiment le profil habituel de “la maison”... On l’entraîne et il progresse rapidement. On lui confie une mission étrange, étrange... Il y a de la grosse manipulation dans l’air... Après tout, quoi de plus évident, dans le monde de l’espionnage...? Il y a une certaine ressemblance entre cette Recrue et les Confessions d’un homme dangereux de G. Clooney. Mais, autant ce dernier est déjanté, assez original et tout sauf sage, autant le produit de R.Donaldson est conventionnel, banal et faussement révélateur des magouilles de la CIA...

LES TRIPLETTES DE BELLEVILLE - de Sylvain Chomet. (4/20) 0
France - Couleur, 1h18 - 2002.

Animation : On ne comprend rien à cet embrouillamini fantaisiste... qui se veut poético - fantastico - mélancolico - amusant! Au bout de quelques brèves minutes qui nous illusionnent un tantinet, on y perd son latin, son français et même son jargon le plus familier...! Au moment du festival de Cannes, on pouvait penser que les critiques, n’ayant rien à se mettre sous la dent, vu le médiocre niveau de la sélection, avait fait honneur à ce film par défaut... Mais non, ils persistent. Il font de cette “arnaque artistique”, un film incontournable... et le public suit... Je m’en frotte encore les yeux d’ébahissement!

LE VOYAGE DE MARYAM - de Sepideh Farsi. (0/20) 0
Iran - Couleur, 1h20 - 2002.
Avec : Hassan Ghazi, M. Pouya, Bita Fayazi, Khorso Hassanzadeh.

Comédie dramatique : En 2002, quelque part au nord de Téhéran, on a fait une découverte archéologique unique et inestimable : plusieurs bobines de pellicules datant de cent millions d’années! Certes, durant la projection, on a eu beaucoup de mal à bien distinguer ce que les images représentaient et à discerner les sonorités gargouillantes des temps archaïques... il n’en reste pas moins que cette oeuvre cinématographique est - à juste raison - considérée comme un chef-d’oeuvre absolu, tant son témoignage remonte aux racines premières de l’humanité. On l’a intitulée: Le voyage de Mariam... En hommage à la petite-fille, ainsi prénommée, de l’heureux chercheur qui a découvert ce tout premier film préhistorique... Pour amateurs dûment avertis et connaisseurs!


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