Avril / Mai 2003
Semaine 18 Du 30-04 au 06-05-2003

 

AMERICA SO BEAUTIFUL - de Babak Shokrian. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h30 - 2002.
Avec : Mansour, F. David Diaan, Alan DeSati, Diane Gaidry, Atossa Leoni, Ali Momeni.

Drame : Fin des années soixante-dix à Los Angeles. Un jeune Iranien veut réussir et devenir quelqu’un... Illusions et désillusions à propos du rêve américain. Cela aurait pu être sympa... A priori, les films marginaux me font justement un peu rêver... Mais, une fois de plus, mes rêves sont déçus, comme celui du jeune Houshang à L.A. Dans ce sens, il est possible de s’identifier à ce petit produit bien fade...

AVRIL BRISE - (Abril Despedaçado). - de Walter Salles. (20/20) 3
Brésil - Couleur, 1h30 - 2001.
Avec : José Dumont, Rodrigo Santoro, Rita Assemary, Luiz Carlos Vasconcelos.

Drame : Je pense qu’il faut vite oublier que l’auteur du roman dont le film est tiré n’est autre que le médiocre - voire imbuvable - Ismaïl Kadaré. Ici, il s’agit de l’oeuvre de Walter Salles, remarquable cinéaste; déjà connu pour son Central do Brasil et malheureux co-réalisateur (avec Daniela Thomas) du pourtant affreusement magnifique, si j’ose dire, Premier jour, sorti dans une seule salle parisienne! Cette fois encore, le public ne semble pas très emballé... Il faut dire que la distribution de cette merveille, a été à plusieurs reprises repoussée pour de mystérieuses raisons et que la sortie (enfin!) du film à été bâclée : circuit bâtard, presse peu loquace, une promotion quasi nulle... Bien triste, tout cela... Pour moi, je ne crains pas de le dire, il s’agit d’un chef-d’oeuvre! Au fin fond du Brésil, au début du vingtième siècle, une suite de vengeances aussi stupides qu’ancestrales; un rituel diabolique. Mais, de cette horreur, habitée par beaucoup de silence (on repense aux westerns italiens), Salles a su extraire tout ce que l’on pouvait tirer de meilleur, de plus beau. De la poésie digne de ce nom, qui va bien sûr droit au coeur. L’homme montré dans toute sa monstruosité derrière laquelle pourtant se cache tout ce qu’il peut y avoir de plus noble chez le pire des bipèdes... Cette fameuse monstruosité provoquée par le sens de l’honneur... Sens de l’honneur et sens de l’horreur! A l’origine de toutes les guerres...!

Site officiel http://www.abrildespedacado.com.br

LE CLUB DES EMPEREURS - (Emperor’s Club). - de Michael Hoffman. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h45 - 2002.
Avec : Kevin Kline, Emily Hirsch, Steven Culp, Embeth Davidtz, Patrick Dempsey.

Comédie dramatique : Resucée impertinente du Cercle des poètes disparus, cette “bavure cinématographique” bien pensante m’a fait gerber! Que dire de plus? Cela ne mérite pas que l’on s’y attarde!

L’IMPORTANCE D’ETRE CONSTANT - (The Importance of Being Earnest) de Oliver Parker. (10/20) 1
Grande-Bretagne - Couleur, 1h37 - 2002.
Avec : Rupert Everett, Colin Firth, Judi Dench, Frances O’Connor, Reese Witherspoon.

Comédie : Voilà une adaptation charmante et plaisante quoique superficielle et conventionnelle. Mais, ne boudons pas notre plaisir! Nous sommes en compagnie de bons comédiens correctement mis en scène et disant un texte bien écrit. Pour le reste, le fond, n’est-ce pas, c’est plutôt léger. Pas de cachuètes pour les intellos. Et alors? Je vais pas pleurer...

TRISTAN - de Philippe Harel. (0/20) 0
France - Couleur, 1h40 - 2002.
Avec : Mathilde Seigner, Nicole Garcia, Jean-Jacques Vanier, Jean-Louis Loca.

Policier : Il y a des périodes privilégiées comme ça... La semaine dernière, nous avons pu admirer la grâce d’Emmanuelle; cette semaine, c’est le tour de Mathilde... Comme c’est bouleversant! J’en écrase une larme de joie! Ah! Les soeurs Seigner, elles sont vraiment uniques! Jeunes, belles, intelligentes et si talentueuses. Ai vu et entendu récemment, lors d’une émission de pub à la téloche, la Mathilde... Elle y disait que les conneries (sic!) américaines qu’elle aimait bien, c’était des films tels que Le silence des agneaux (sic,sic!!) ou bien Révélations (de Michael Mann, avec Al Pacino - rien que ça!)!!! Là, je sicque grave!!! Le fait que M.Seigner ait accepté de jouer dans ce triste Tristan, et d’en faire la “promo” tend à démontrer qu’elle préfère le srillaire au thriller... Après tout, c’est son droit! “Tous les égouts vont dans la nature”, comme disait notre ami Coluche...

VALSE D’AMOUR - (Tolgo il disturbo). - de Dino Risi. (11/20) 1
Italie - Couleur, 1h35 - 1990. (Reprise)
Avec : Vittorio Gassman, Domique Sanda, Elliott Gould.

Comédie : ...à l’italienne, bien sûr. C’est aussi touchant que marrant. Un vieux monsieur, un peu fêlé, est libéré de sa clinique psychiatrique. Une difficile réinsertion l’attend... A ma connaissance, c’est le dernier film réalisé par Dino Risi. Depuis, il est à la retraite, toujours vivant ,et, je l’espère, en bonne santé. Il n’était certes pas au sommet de son art, mais l’oeuvre fonctionne quand même, grâce notamment à Vittorio Gassman. L’ensemble est inégal, mais la fin est joliment émouvante. Le personnage de Gassman nous quitte en esquissant quelques pas de valse... Il y a peu de temps, Gassman nous a quittés pour de bon...

X-MEN 2 - de Bryan Singer. (6/20) 1
USA - Couleur, 2h14 - 2002.
Avec : Hugh Jackman, Halle Berry, Patrick Stewart, Ian McKellen, Famke Janssen.

Fantastique : Bon. Qu’est-ce qu’on lui fait à cette énième suite de l’année? On lui crache dessus, on lui arrache un oeil, on l’évite tout simplement...? Bof... Elle n’est pas si méchante que ça! Le premier épisode, n’est-ce pas... blablabla... comme d’habitude... tralala... M’avez compris? On y va si qu’on veut et si qu’on veut pas, ben, on n’y va pas.

 

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