Septembre 2003
Semaine 37  Du 10-09 au 16-09-2003 

 

BYE BYE LOVE - (Down with Love) - de Peyton Reed. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h52 - 2002.
Avec : Renée Zellweger, Ewan McGregor, Sarah Paulson, Rachel Dratch, Tony Randall

Comédie : C’est à peu près le même scénario que Comment se faire larguer en dix leçons qui, déjà, n’est-ce-pas, était un brillantissime navet bien juteux ! Alors se retaper çà, vous imaginez le plaisir. Je rappelle qu’il s’agit d’une nana qui écrit un manifeste : L’amour, non merci ! ; et d’un mec qui veut lui renvoyer l’ascenseur dans la gueule parce qu’il se sent trop visé. Ils vont se détester, se rencontrer et se repousser, s’entrecroiser et s’entrinsulter, tout en cherchant par provocation et défi à se séduire l’un l’autre ! Et voilà le travail. Cela donne une sucrerie industrielle incroyablement indigeste !

LA CHOSE PUBLIQUE - de Mathieu Amalric. (0/20) 0
France - Couleur, 1h27 - 2002.
Avec : Jean-Quentin Chatelain, Anne Alvaro, Michèle Laroque, Bernard Menez.

Comédie dramatique : C’est une série trois semaines tournage, réalisateur va tenter par, mais si, mais non, ah que voilà une belle image, astrakan, astragale, achtrick, atchoum, je saute, je me calme, je m’assieds, je pas là, je là bas, je ici. Tramougna, kessekessa; sa sé bô, artisse branle-moi! Vite, vite, que je prenne une cuite! Le public, je l’encule , passka sa, sa sé valab’; ché pas parlé là môa! Zumbulu harata fango django kango hourra!!! Génie qui pue, crée-moi, oh Dieu! Je kaka plein zoreille i da si jebes majku, curko, curkice, picko, pickice! Schwartz à la fin!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Vous n’avez rien compris? Dommage... C’était le résumé du film...

DEDALES - de René Manzor. (6/20) 1
France - Couleur, 1h40 - 2003.
Avec : Lambert Wilson, Sylvie Testud, Frédéric Diefenthal, Michel Duchaussoy.

Policier : Dès le départ, c’est original car pour une fois, il s’agit d’une tueuse en série. Elle a commis pas moins de vingt-sept meurtres et a fini par se faire arrêter. Seulement, comme elle est complètement mal dans sa tête - en effet sept personnalités se disputent le contrôle de son corps - elle va avoir affaire à un psy, le docteur Brennac. Mais, le flic qui l’a arrêtée, s’intéresse également de très près à son cas pour le moins labyrinthique. Il est vrai que le suspense est présent durant quasiment tout le film. En revanche, la fin que je ne dévoilerai pas, bien sûr, nous laisse pantois, étant donné qu’on est complètement déçu en se rendant compte que, finalement, toute l’histoire ne tient absolument pas debout. En tout cas, pas telle qu’elle est racontée...

GOOD BYE LENIN! - de Wolfgang Becker. (0/20) 0
Allemagne - Couleur, 1h58 - 2002.
Avec : Daniel Brühl, Katrin Sass, Maria Simon, Chulpan Khamatova, Florian Lukas.

Comédie dramatique : Le voilà donc ce fameux film-phénomène ! On l’attendait avec impatience. Mais, dès le premier plan, nous sommes malheureusement plongés dans une image bassement virtuelle. Vous m’avez compris, il s’agit de numérique bas de gamme. Je commence par ces précisions, vous comprenez, parce que cette invasion de la photographie décadente est une véritable gangrène, un cancer, un cataclysme, et bientôt l’apocalypse du septième art. En effet, je précise par une lapalissade : si vous enlevez l’image au cinéma, à votre avis, qu’est-ce qui reste ? Ici, même les rares scènes intéressantes ne peuvent provoquer l’émotion qu’elles sont sensées provoquer, car l’image est désespérément laide, désespérément sans âme. On a mis plus de cent ans à peaufiner la photographie, à parvenir à des résultats absolument extraordinaires, voire fascinants ; et voilà que maintenant, pour des raisons bassement mercantiles, on fout tout çà en l’air ! Le numérique, vous comprenez, c’est plus rapide au tournage, plus de problème de lumière, et, c’est plus rapide au montage. Alors comme c’est plus rapide, c’est moins cher! Elémentaire mon cher Walter! Passons à l’idée de ce film. A la veille de la chute du mur de Berlin, une femme sombre dans un coma profond suite à un infarctus. Plusieurs mois plus tard, elle sortira du coma alors que la ville s’est transformée en s’occidentalisant. Le problème pour son fils maintenant, car sa maman est une fervente communiste, c’est d’essayer de lui faire croire que rien n’a changé... C’est pas mal tout çà, mais, c’est pas les idées qui manquent ; encore faut-il savoir bien les réaliser, bien les exploiter, être un tantinet inspiré. Or, nous assistons à toute une série de clichés durant tout le film. Conclusion : formellement, le film est profondément handicapé et structurellement sérieusement aseptisé. Pourtant, le film fait un triomphe ! Les voies du box-office seraient-elles impénétrables ?

NOAM CHOMSKY : POUVOIR ET TERREUR (Entretiens après le 11 septembre) - John Junkerman. (17/20) 3
Japon - Couleur, 1h14 - 2002.

Documentaire : Noam Chomsky, vous connaissez? Non? Alors voilà une bonne occasion de faire sa connaissance! Les propos de cet homme sont d’un bon sens - et, bien sûr, d’une brûlante actualité - que j’ai vraiment pris mon pied en l’écoutant. C’est un homme rare! Il a tout bon, ce salaud! Il est simple, clair et net. Un seul exemple : il exprime de la manière la plus évidente l’idée que les Etats-Unis d’Amérique devraient commencer par appliquer à leurs propres actions les critères moraux qu’ils exigent des autres. Pour le reste, je vous laisse découvrir. Et, si vous n’êtes pas convaincus, il est à espérer que ce film vous fera au moins réfléchir... Je précise au passage que ce documentaire est plutôt mal fichu. C’est bien regrettable. Mais, rapidement, on oublie les défauts de la réalisation, tant les propos de Chomsky sont passionnants!
P.S. Vu à la télé, l’autre soir, le fameux “nouveau philosophe” de l’époque... Vous savez, le gars là, qui essaie d’imiter André Malraux quand il jacte... Il se tord les doigts, fait des moulinets sans cesse avec ses index etc... Vous savez bien, le gars vachement profond, le roi de la pensée branlatoire... Le gars qui hait la vérité et l’évidence! Au point de les torturer, leur crever les yeux, leur arracher les ongles, les découper en morceaux...! Pauvres vérités et évidences... Quand vous êtes entre les doigts de Finkielkraut (ça y est, le nom me revient), qu’est-ce que vous devez en baver!!! Et bien, Finkie n’aime pas Chomsky! Ouf! Me voilà rassuré! A mon humble avis, voilà une bonne raison de plus d’aller voir le film dont il est question ici! ( Y a Mézigue qui me bourre les côtes parce qu’il veut ajouter quelque chose...!) Je vais lui laisser les phrases de la fin. Mézigue (rouge de colère et vert de rage) : “Faudrait peut-être pas oublier les deux autres! Les deux autres néo-philosophes!!! Les potes à Finkenstein! B.H. double V. et Gluckose!!! Parce que ça fait quand-même un vieux bail qu’ils me titillent les précieuses! Après les trois mousquetaires qui étaient quatre, eux, c’est les trois mousquetaires qui font la paire!!! Le contorsionniste digital et tortionnaire, l’homme-rat-de-salon à la liquette blanche et le pauv’ vieux qui manque de sucre, à tel point qu’on a l’impression qu’il va rendre l’âme à chaque sornette qu’il débite! A eux trois, bordel, ils détiennent 75% de la connerie humaine. On vit dans un monde vraiment injuste...!!! “ Fin de l’épilogue de Mézigue... qui est parti boire un verre d’eau...

POLLOCK - de Ed Harris. (13/20) 2
USA - Couleur, 2h03 - 2002.
Avec : Ed Harris, Marcia Gay Harden, Amy Madigan, Jennifer Connelly, Bud Cort.

Comédie dramatique : Beaucoup de questions se dégagent de ce film sobrement esthétique... Que doit apprendre un artiste? Où se situe sa part de talent? Qu’est-ce qui lui a été transmis et que doit-il transmettre? Quand doit-il oublier ce qu’il a appris? Par quoi sont guidés ses membres et son cerveau? A quel moment est-il vraiment créatif? Doit-il s’oublier totalement lorsqu’il crée? On pourrait continuer longtemps ainsi... En tout cas, une question ne se posait pas pour Pollock (premier peintre abstrait indiscutablement reconnu) : Le hasard existe-t-til? Non, pas pour lui. Ou plutôt, il existe peut-être, mais il n’est pas question de l’utiliser! Je le cite : “...Chaque coup de pinceau, chaque traînée de peinture, chaque jet, chaque tremblement, chaque éclaboussure, chaque goutte, chaque petite touche a une intention bien spécifique.” Hormis ces réflexions, le (premier) film de Ed Harris est d’une solidité à toute épreuve et d’un intérêt constant. Le rôle de Pollock, c’est lui-même qui l’interprète - remarquablement bien, évidemment (Harris est un “grand”). Les autres protagonistes ne déméritent point! On retrouve notamment avec émotion un Bud Cort (Harold et Maude) plus que vieillissant - et on se dit que, merde, on ne rajeunit vraiment pas avec ce fichu temps qui n’en a pas marre de passer! Good Work, Mister Harris!

SALTIMBANK - de Jean-Claude Biette. (0/20) 0
France - Couleur, 1h32 - 2003.
Avec : Jeanne Balibar, Jean-Christophe Bouvet, Jean-Marc Barr, Micheline Presle.

Comédie Come-back dans l’horreur et la stupéfaction! Eternelle question! Comment une pareille chose peut-elle seulement exister? Enfin, bon. Maintenant qu’elle est là, la chose, on ne va pas la détruire! Vous l’ai-je déjà précisé? Je suis “Monsieur Anti-Censure”. Et fier de l’être; même si je passe mon temps à râler comme un veau dès que je vois un truc qui ne me plaît pas... Saltimbank est une “comédie”; donc, on est censé rire ou du moins sourire... Déjà, il faudrait pouvoir s’intéresser à l’action et aux personnages... Ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais, sincèrement, je me suis fatigué les yeux pour rien, étant donné que ce qui se passe à l’écran est si brouillon, nébuleux, voire imbécile... Une vague histoire de deux frangins - dont l’un est banquier - qui se lancent plus ou moins dans le théâtre... Vaguement interprétée, l’histoire, pas drôle du tout bien évidemment, par des comédiens assez antipathiques... Allez, j’ai déjà assez perdu de temps avec ce navet!

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SON FRERE - de Patrice Chéreau. (0/20) 0
France - Couleur, 1h35 - 2002.
Avec : Bruno Todeschini, Eric Caravaca, Nathalie Boutefeu, Catherine Ferran.

Drame: Thomas est malade à mourir. Et, effectivement, il va mourir. Pour ce faire, il choisit la maison de son enfance, retrouvant du même coup son frère... Malgré des affrontements, les deux frères s’aiment beaucoup... Soit dit en passant, leur amour a quelque chose d’incestueux... Personnellement, je suis blindé. Qu’il soit question d’inceste, d’homosexualité, d’hétérocul, de bicul, de tricul ou de tetracul, je m’en cogne les valseuses! Est-ce que c’est clair?!? Ce qui me dérange, en revanche, c’est cette manie ou obsession qui consiste à penser que toutes les formes d’amour passent par les voies urétrales, vaginales ou anales...! C’est tout bonnement crétin de penser de la sorte! Cela dit, il est certain que l’essentiel du propos de Chéreau ne se situe pas à ce niveau... Pour autant, le film est chiant et désespérément sinistre!

LE TANGO DES RASHEVSKI - de Sam Garbarski. (0/20) 0
France - Couleur, 1h40 - 2003.
Avec : Nathan Cogan, Ludmila Mikael, Hippolyte Girardot, Michel Jonasz.

Comédie dramatique : Ou “Le Petit Juif Illustré”... Je veux croire que tous les Juifs ne sont pas aussi caricaturalement obsédés par leurs origines, leurs traditions ou leur religioin! Car, de quoi est-il question ici - outre le fait qu’il s’agisse tout bonnement d’une énième petite comédie franchouillarde à quatre sous? De Juifs, des traditions juives, des comportements juifs, etc... Une longue énumératioin de tout ce qui peut concerner - de près ou de loin - cette communauté (parfaitement respectable - n’allez pas croire!)... Je ne parle que du film, qui n’est qu’un piteux ratage. Pour ce qui est de l’humour, on est loin d’un Woody Allen et même d’un modeste Popeck! Quant au casting, il est brillant! Nous avons, entre autres, Laurent Fabius dans le rôle de Michel Jonasz ainsi que le plus insupportable des anticomédiens : Hippolyte Girardot...!


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