JUILLET/AOUT 2009

Semaine 31 Du 29-07-2009 au 04-08-2009


ETREINTES BRISEES - (Los abrazos rotos) de Pedro Almodovar. (10/20)
Espagne - Couleur, 2h07 - 2008.
Avec : Penélope Cruz, Lluis Homar, José Luis Gomez, Lola Duenas, Angela Molina.

Drame : Cette fois Pedrocito nous conte une histoire d’amour fort noire. Un réalisateur de cinoche aveugle depuis son accident de bagnole assez tragique, a changé de casquette et s’est recyclé scénariste. Son drame date de quatorze ans lorsque le film commence. En effet, sa bien-aimée y perdit la vie. Le fiston de sa fidèle directrice de production insiste pour que le bonhomme lui raconte son passé. Donc, nous allons voyager dans le temps et découvrir un bon nombre de personnages : un richissime “biznessman” amoureux fou de la fameuse nana - interprétée par Penélope Cruz, toujours impeccable quand elle joue dans sa langue maternelle, son fils homosexuel à l’apparence très trouble etc. Les intrigues, comme d’habitude chez Almodovar, sont tordues mais l’atmosphère ici est plus sérieuse et l’oeuvre manque même d’un peu d’humour; sauf au second degré lorsque le réalisateur sort de l’hôpital après son accident la tête bizarrement coiffée et le faisant ressembler avec ses lunettes noires au “Concombre masqué” ! Etonnant pour un gars de la trempe de Pedrocito. Lui, qui possède une acuité spirituelle dans tous les sens du terme... nous faire marrer involontairement... Outre cela, et malgré un casting souvent étonnant - à l’exception du mec qui joue le fils homo qui en fait des tonnes, la dernière toile d’Almodovar semble un peu trop fabriquée, il se répète en moins bien... Il nous lasse même par moments car le film est également un peu trop étiré et par conséquent assez loin d’être enlevé comme ses trois bijoux : Tout sur ma mère, Parle avec elle ou bien Volver. Trop peu de présence musicale itou... Peu de scènes poignantes ou planantes... C’est un peu dommage, mais bon, ça reste encore très honnête.

 


GOOD MORNING ENGLAND - (Boat That Rocked) de Richard Curtis. (0/20)
G.B - Couleur, 2h15 - 2009.
Avec : Philip Seymour Hoffman, Bill Nighy, Kenneth Branagh, Rhys Ifans, Ralph Brown

Comédie : Ricky Curtis, dont c’est la troisième réalisation - rappelez-vous le navrant Love Actually, a écrit de nombreux scénarios pour des séries télévisées ainsi que pour des films bien crétins (à l’exception toutefois du sympathique Quatre mariages et un enterrement) du genre Bean, Coup de foudre à Notting Hill, Le journal de Bridget Jones... Voilà pourquoi je m’en veux d’avoir eu envie de me farcir cette ignominie qui nous parle de Rock n’Roll ou de Rock Music ou encore de Pop Music... enfin, on ne sait pas trop... ! Il mélange tout le pauvre bougre ! Ici, il nous narre l’histoire d’une bande de gentils fous furieux complètement fanatisés par - allez on va dire - la Pop Rock des années soixante... Il nous sert lamentablement durant plus de deux plombes une pseudo histoire de pirates de la radio de l’époque... Les fameux gentils fous ne font que des conneries insignifiantes sans même jamais parler de musique... ! En revanche, quand il s’agit de démolir la zizique de Ennio Morricone, là, il ne se fait pas chier ! Cette navrante chose se termine par une apothéose digne d’elle en nous proposant une scène où un gros con (P.S.H. qui tourne de plus en plus et de plus en plus mal !) parvient à émerger - telle une éruption volcanique - du fin fond de la mer alors qu’un bateau coule à quelques mètres de lui ! Après tout, le gars Ricky, il a un certain sens de la cohésion... !

 


HOME - de Yann Arthus-Bertrand. (20/20)
France - Couleur, 2h00 - 2007.
Narrateur : Jacques Gamblin.

Documentaire : Voilà, à l’heure actuelle, le film le plus important de l’année. Le plus beau et le plus utile. Arthus-Bertrand nous inonde de fabuleuses photographies à la fois esthétiques dans le meilleur sens du terme et tout à fait effrayantes ! Luc Besson - chapeau Lulu ! - fait pour une fois quelque chose de plus que valable en produisant et distribuant le plus largement possible la première œuvre réalisée par un photographe de génie et écologiste intelligent et convaincu. Je me fiche de savoir d’où vient l’argent car il est utilisé à bon escient. Ici l’on commence par le commencement, savoir les origines de notre monde. Et l’on en vient rapidement à la terrifiante actualité. Notre planète va mal... mais ce n’est ni de son fait ni de sa faute. C’est la faute au trou du cul que nous avons à la place du cerveau ! Je n’ai nulle envie d’énumérer tous les problèmes inédits que nous pose notre mode de vie surindustrialisé, surcommercialisé et surcapitalisé ! Disons simplement en vrac que l’auteur du film (informé et conseillé par de fort compétents scientifiques) nous met en évidence les méfaits du réchauffement de la planète, la sur pollution, la bouffe dégueulasse générée par une surindustrialisation de sa production, nous précise qu’il y a sur notre bonne vieille Terre 900.000.000 de véhicules motorisés et tutti quanti... Le texte, où l’on ne cesse à juste titre de nous répéter que tout est lié et que tout va de plus en plus rapidement, est fort bien dit par Jacques Gamblin. Mais, baste ! Tout le monde a entendu parler du film, des millions de téléspectateurs en ont vu la version courte, les DVD se vendent vachement bien... mais, malheureusement, il n’a mobilisé qu’une poignée de personnes dans les salles obscures... Par conséquent, il est conseillé de se précipiter pour se le procurer ne serait-ce qu’en cassette...
N.B. : Ceusses et ceux qui reprochent à Yann Arthus-Bertrand de “polluer” en poursuivant sa démarche salutaire, sont des gros cons qui ne croient qu’en ce qui les arrange et feraient mieux d’aller se faire mettre !

 




 

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