AVRIL 2014

Semaine 17 Du 23/04/2014 au 29/04/2014


AU NOM DU PEUPLE ITALIEN - (In nome del popolo italiano) - de Dino Risi - (20/20)
Italie - Couleur, 1h43 - 1971. (Reprise / Re-vision)
Avec : Ugo Tognazzi, Vittorio Gassman, Ely Galleani, Yvonne Furneaux, Renato Baldini, Michele Cimarosa, Pietro Tordi, Maria Teresa Albani, Simonetta Stefanelli.

Comédie : Il était une fois à Rome au début des années soixante- dix... un modeste juge (Bonifazi / Ugo Tognazzi) et un richissime homme d’affaires (Santenocito / Vittorio Gassman)... qui pour des raisons de justice sociale s’affrontèrent... Suite à la mort d’une jeune fille Silvana Lazzarini, pute de luxe, une enquête est ouverte. Cette dernière n’ayant pas été violée mais portant des traces de coups, l’on soupçonne un meurtre. Bonifazi, très rapidement, va s’attaquer au vilain industriel, pollueur et escroc notoire, Santenocito. Le juge sera agressif et d’une mauvaise foi de plus en plus évidente. En face, le pourri, sera exactement le contraire. Le bon et le méchant ou le blanc et le noir... se mettant mutuellement en valeur pour le meilleur comme pour le pire. Les deux extrêmes se rejoignent-elles comme toujours... ? C’est la fin du film qui nous donnera la réponse. Cette fin d’une logique implacable et désespérée. Fine et aussi sombre que subtilement caricaturale et marrante, cette oeuvre est un des sommets de la comédie à l’italienne. Quant aux filous du genre Santenocito, et ce, bien au-delà de l’Italie, ils ne furent que des rigolos comparés aux requins d’aujourd’hui. A ce propos, il est vivement conseillé de lire le livre écrit par le journaliste belge Eric Walravens, récemment paru aux éditions “Les petits matins” : Dumping fiscal : enquête sur un chantage qui ruine nos Etats.

 


LES BRUITS DE RECIFE - (O Som ao Redor) - de Kleber Mendonça Filho - (10/20)
Brésil - Couleur, 2h11 - 2012.
Avec : Gustavo Jahn, Irandhir Santos, Waldemar José Solha, Irma Brown, Maeve Jinkings, Lula Terra, Yuri Holanda, Cébia Souza, Albert Tenorio, Nivaldo Nascimento.

Drame : Brésil. Quartier résidentiel de Recife. Réservé au plus friqués et aux plus planqués. Les portes d’entrée des logements ont toutes des barreaux etc... c’est dire la paranoïa des habitants. Peu nombreux cependant et peu agressés. Néanmoins, une milice, comme tombée du ciel, va s’organiser. Beaucoup de silence(s) dans ce film, partant beaucoup de bruits... savamment orchestrés... du plus anodin au plus explosif... en guise de petite apothéose finale. Nous avons là, un jeune agent immobilier, sa petite copine, la domestique et pêle-mêle, un frangin, un patriarche, une jeune femme vivant seule avec ses enfants en bas âge... et les odieux miliciens. Tous ces sons ont beau être très impressionnants et (apparemment) utilisés à bon escient, nous commençons à nous emmerder au bout d’un moment... parce que nous ne comprenons pratiquement rien. Tout est implicite à l’excès. Toujours est-il que les interprètes sont excellentissimes et qu’il y a de l’idée dans cette oeuvre... finalement mineure. Mais prometteuse, vu qu’il s’agit d’une première réalisation.

Et Mézigue de vociférer : “Ouais. T’as plein de bruits dans ce sourd vacarme. Par contre, t’as pas un rot, pas même un pet de vagin... Rien. La Zone !!!”

 

 


 

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