DECEMBRE 2014

Semaine 52 Du 24/12/2014 au 30/12/2014


LA FAMILLE BELIER - de Eric Lartigau - (0/20)
France - Couleur, 1h45 - 2013.
Avec : Louane Emera, Karin Viard, François Damiens, Eric Elmosnino, Roxane Duran, Ilian Bergala, Luca Gelberg, Stephan Wojtowicz, Jérôme Kircher, Mar Sodupe.

Comédie : Il y a papa, maman, la fille ado et le fils gamin. Ils sont tous sourds. Excepté la fille. Qui sait chanter en plus. Et même vachement bien ! C’est une surdouette. Elle a une voix pire qu’un rossignol. Une voix en ooooorrrr !!! C’est une fée, paraît-il, qui à force de l’entendre brailler dans son berceau lui a balancé une pépite dans le gosier. Elle va prendre des cours en groupe avec un prof de chant du genre désabusé qui se la pète à deux balles les douze tonnes... Malheureux Eric Elmosnino. Afin de faire le tri ce prof va leur faire chanter... tiens-toi bien, Raoul : La Marseillaise ! Putain. Et, ce n’est que le début ! Après, pendant tout le film t’as Sardou avec sa maladie d’amour... une pathologie vénérienne ou un truc comme ça. Tu sors de la salle, après la projection et t’as cet air merdeux qui trotte obstinément dans la tête. J’voudrais pas être méchant... mais Sardou !!! C’est quand même le chanteur le plus décadent depuis le onzième siècle avant le P’tit Jésus !!! L’ado va être sélectionnée candidate à un concours à la mords-moi l’autre... mais... il y a son petit amoureux qui a mué... qui ne peut plus se présenter à ce concours... il y a les parents (dont le père qui a la sublime idée de se présenter aux élections municipales)... Va-t-elle arriver à temps... Sera-t-elle applaudie à tout rompre... y compris par papa-maman... qui sont sourds... Mais, la musique adoucit les mœurs et apprivoise les tympans, n’est-ce pas... J’ai connu dans mon existence un certain nombre de sourds - qui parlent avec les mains et tout - mais, je n’en ai jamais vu d’aussi excités que cette famille de fous furieux. Finalement, le seul vrai sourd - tiens, la preuve ! c’est le fils gamin qui reste calme pendant que les autres s’agitent... Certes, Damiens parvient à nous arracher quelques sourires... Mais bon. Quant à Karin Viard, c’est l’hystérie collective à elle toute seule. Purée, elle n’a jamais rien su faire, elle a cent ans de métier et a tourné dans trois mille films et... et elle n’a toujours rien appris ! De toute façon et en sus du marché, cette merde est une insulte pour les vrais sourds. Ce vomi est parti pour faire un tabac du genre cinq millions d’entrées ! Merci aux mal-intelligents !

 


TIMBUKTU - de Abderrahmane Sissako - (3/20)
Mauritanie / France - Couleur, 1h37 - 2013.
Avec : Ibrahim Ahmed dit Pinto, Toulou Kiki, Abel Jafri, Fatoumata Diawara, Kettly Noël.

Drame : C’est le désert. On voit une jeep transportant des gars armés de sulfateuses et qui tirent sur une jolie gazelle... En fait, nous comprenons très vite qu’ils ne tirent pas du tout sur l’animal, la scène ayant été tournée en deux plans... D’un côté les tireurs, de l’autre la gazelle qui a peut-être été filmée trois mois auparavant. Parabole.. ? M’en fiche. Et toute l’oeuvre est ainsi structurée. Les acteurs posent, n’expriment rien... on leur a dit de se placer à tel endroit et de n’en point bouger... Ils sont censés nous impressionner car ils ont une mitraillette et un costume grotesque - du coup. Ce sont des terroristes. Pardon, des pantins. Des pantins faisant de la figuration inintelligente. Et il en va ainsi durant tout le film. Certes, quelques idées, quelques prises de vues, ça et là, ont été jugées envoûtantes par un certain public de critiques et de cinéphiles “orthodoxes”. N’insistons pas sur le manque de crédibilité. Il s’agit d’une tournure de style. Je reste gentil car les intentions sont bonnes. Concluons en peu de mots comme en mille : il n’y a pas de création artistique sans esthétique et sans émotion. Reste à redéfinir les termes “esthétique” et “émotion”. Relisez donc le philosophe Alain (Préliminaires à l’esthétique - par exemple) ou bien consultez vos dictionnaires. Moi, je suis trop fatigué. Bonne nuit.

 


 

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