AVRIL/MAI 2015

Semaine 13 à 22 Du 12/03/2015 au 31/05/2015


EN EQUILIBRE - de Denis Dercourt - (0/20)
France - Couleur, 1h30 - 2014.
Avec : Albert Dupontel, Cécile de France, Patrick Mille, Marie Bäumer, Vincent Furic.

Drame : Le gars (inerpripénetrénétré hé,hé... par Albert Dupontel) cavalier émérite et aussi cascadeur, lors du tournage d’un film d’époque, se viande quelque chose de grave et, son superbe cheval - involontairement bien sûr - l’achève d’un coup de sabot assez marquant en plein sur la colonne vertébrale. Il est niqué. Plus qu’à espérer une médaille posthume. On le retrouve à la campagne dans une maison quiète avec l’écurie et sa favorite jument et son écuyer bien sûr. Il en chie totalement pour remonter en selle. Apparaît alors une belle jeune dame (Cécile de France) qui travaille pour une boîte d’assurances, l’Assex. Y a une affaire de fric là-dessous... Mais, que l’on se rassure, les deux vont s’énamourette ! La gonze va même aider le cavalier sans reins à maîtriser son vertige... A partir de là le dilemme se pose : raison ou sentiments ? La jument, elle s’en fout, elle bande.

 


GOOD KILL - de Andrew Niccol - (0/20)
USA - Couleur, 1h42 - 2014.
Avec : Ethan Hawke, Bruce Greenwood, January Jones, Zoë Kravitz, Jake Abel.

Guerre : En ce début d’ année, pas grave, nous avons déjà eu droit à un film facho (plus de 3 millions d’entrées en france !) réalisé par le gâteux Clingue Estoooood, American Sniper. Je ne suis pas allé le voir. Parce que, tout bonnement, les tendances extrémistes, d’ où qu’elles proviennent me fichent la gerbe ! Cette fois, c’est le malheureux Ethan Hawke qui en fait les frais. Il n’a toujours pas réussi à se moucher proprement, ça ajoute au charme, et il vise ses cibles à distance. Il utilise des drones. Intéressant. Il finit par zigouiller un muslim qu’est particulièrement ignoble avec une femme. Mission accomplie. Va chier.

 


JAUJA - de Lisandro Alonso -(0/20)
Argentine / Danemark - Couleur, 1h48 - 2014.
Avec : Viggo Mortensen, Villbjork Malling Agger, Ghita Norby, Adrian Fondari, Esteban Bigliardi, Diego Roman, Mariano Arce.

Western : En 1882, un capitaine danois (Gunnar Dinesen) est envoyé en Argentine (en compagnie de sa fille de quinze ans) pour occuper à terme un poste d’ingénieur de l’armée argentine. Cela se passe durant une sinistre période d’extermination de la population indigène de la région. Sa fille étant la seule jeune femme du coin, excite toutes les brutes mâles - dont un. Elle va partir discrètement avec le jeune homme. Le père va errer dans la nature, jusqu’ à s’endormir sur une colline au crépuscule puis à l’ heure nocturne où abondent les étoiles. Un saut dans le temps et l’espace et nous voilà tous au Danemark, dans une grande propriété où la jeunette est en train de discuter avec le domestique en chef... Bref, il n’y a rien à comprendre, mon cher Théophraste. Quant aux mouvements de caméra, tu repasseras.C’est du 4mm et demi et le cameraman ainsi que son outil sont complètement paralytiques !
Jauja (en espagnol colombien) veut dire au sens figuré pays de Cocagne. Manquait plus que ça !

 


LOST RIVER - de Ryan Gosling - (0/20)
USA - Couleur, 1h35 - 2014.
Avec : Christina Hendricks, Iain De Caestecker, Saoirse Ronan, Matt Smith, Eva Mendes, Ben Mendelsohn, Reda Kateb, Landyn Stewart, Torrey Wigfield, Barbara Steele.

Fantastique : Dans un patelin totalement paumé - ne figurant sur aucune carte - quelque part aux States, il n’y a plus de jus, plus d’électricité, la zone... les rares habitants sont comme des zombies, tarés et tout le toutim. Une vraie malédiction. Nous assistons ainsi à toute une série de chiasses et dégueulis sans queue ni tête. Du cul sale , des effets horrifiques et un ennui sans bornes nous agressent les sens... Ryan Gosling s’est lâché; il en avait gros sur la patate, il a déversé tout son génie au lieu d’aller faire l’acteur dans un bon film. Les comédiens sont presque tous inconnus et parfaitement nuls ! Seul Reda Kateb (qui s’est égaré dans cette foutaise et tourne en rond dans son taxi) a de la présence - ce n’est pas nouveau ! Jusqu’au moment où le “zéro” du film prend ses couilles des deux mains et plonge dans la rivière maudite, il y reste quatre plombes (c’est un homme-poisson, n’est-ce pas)... dans le fond de la flotte immonde gît un objet métallique d’une couleur à peu près verte... De ses deux autres mains ils’empare de l’objet, et remonte à la surface. Vlan ! La lumière revient !

 


MY OLD LADY - de Israël Horovitz -(7/20)
Grande-Bretagne / France - Couleur, 1h42 - 2014.
Avec : Maggie Smith, Kevin Kline, Kristin Scott Thomas, Dominique Pinon, Noémie Lvovsky, Stéphane Freiss, Stépane De Groodt, Christian Rauth.

Comédie dramatique : Mathias Gold, un Américain complètement fauché, débarque à Paris afin d’y récupérer son héritage paternel, un bel hôtel particulier. Il compte le vendre pour se refaire une santé. Mais, les lieux sont occupés par une dame de 92 ans et qui a mis la propriété en viager depuis belle lurette. Mathias est effaré mais la dame lui explique que son père fut son premier époux , lequel a fait un enfant avec une autre personne. Par conséquent, en tant que veuve, elle est chez elle. Mais il y a plus compliqué car elle s’est remariée plus tard avec un autre homme et avec qui elle a eu une fille. Mathias n’y comprend plus rien... Il n’est plus le fils de personne... La fille de la lady n’est même pas sa demi-soeur : il n’est plus qu’un couillon. En plus, Mme Girard, lui propose de payer une rente s’il veut récupérer quelque intérêt. Il fera des pieds et des mains, mais ça va être dur... Très dur ! Quelles que soient les qualités de ce film (qui est l’adaptation cinématographique par l’auteur lui-même) une chose est sûre, Kevin Kline nous emmerde douloureusement; comme chaque fois qu’il tient un rôle comique. Il surjoue, il est plus lourd qu’un camion; en fait il joue “comique”. Faute élémentaire et fatale ! Quant à Lady Maggie Smith, elle est royale - comme toujours. Kristin Scott Thomas fait le job. Mais, le plus réjouissant de tous, c’est l’artiste Dominique Pinon. Sympa, généreux et éblouissant de sincérité et de simplicité, il nous rend heureux. Il a un second rôle, mais pas si petit que cela. D’ailleurs, la dernière image du film, est un gros plan sur lui. Ce n’est pas une maigre consolation !

 


TAXI TEHERAN - de Jafar Pahani - (7/20)
Iran - Couleur, 1h26 - 2014.
Avec : Jafar Pahani.

Comédie dramatique : Nous voilà terrés dans un tout petit coin d’une petite voiture rouge au coeur de la capitale iranienne. Au volant, le chauffeur de taxi. Les clients se suivent et se ressemblent tous peu ou prou. Ils sont parfois trois qui finissent par s’engueuler; puis, on charge dans le taxi un blessé grave et ensanglanté etc. Mais, il y a constamment du vacarme.Assourdissant et plat. Jusqu’au moment, après une longue attente pour les spectateur, où apparaît la nièce du chauffeur. Une fillette, jeune adolescente, mignonne et insolente juste comme il faut. Un rayon de soleil, une bouffée d’oxygène et du rose aux joues pour nous autres dans la salle obscure. Puis, c’est au tour d’une avocate de s’installer à l’arrière de la voiture; elle tient des propos sensés à concernant son métier, le gouvernement et la société devenue malsaine. En fait, il s’agit de la énième version des films qui discrètement remettent en question les régions sous le joug d’un pouvoir fort peu démocratique. Malgré le haut respect que j’ai pour le courageux Jafar Pahani (qui joue aussi le rôle du chauffeur), je ne puis adhérer avec passion à ce modeste film.

 


UNE BELLE FIN - (Still Life) - de Uberto Pasolini - (20/20)
Grande-Bretagne / Italie - Couleur, 1h32 - 2012.
Avec : Eddie Marsan, Joanne Froggatt, Karen Drury, Andrew Buchan, Neil D’Souza, Paul Anderson, Tim Potter, Ciaran McIntyre, Bronson Webb, Wayne Foskett.

Drame : En Grande-Bretagne, il existe un organisme public (sans équivalent en France) dont le fonction est de retrouver et de contacter les personnes proches d’individus décédés seuls - soit à leur domicile, soit n’importe où ailleurs. John May (génial Eddie Marsan) est un employé modèle de cet organisme. Mais, il y a un gros problème. Il ne parvient jamais à retrouver les membres de la famille du défunt, ni le moindre ami. Il continue inlassablement son travail car cette quête le passionne - et il vit lui-même seul. Il est impeccablement vêtu et particulièrement sinistre. Régulièrement, il est l’unique témoin lors des obsèques... Son directeur, le considérant comme trop opiniâtre, finit par le licencier. Mais John est trop têtu pour lâcher prise; d’autant que pour la première fois il est sur une piste fiable concernant le décès d’un certain Billy Stoke. Au passage, il va faire la connaissance d’une jolie jeune femme (Mary) et s’en éprend follement. Au final, tous les proches de Stoke seront présent à l’enterrement, et, pour une fois, le seul absent sera John May. Durant une assez longue partie du film, superbement réalisée, rien ne nous fait soupçonner une fin aussi sublime. En passant notamment par une séquence d’anthologie où John rencontre deux clodos alcoolos. A voir absolument !
(Ne surtout pas se fier à l’avis des sinistres pisse-froid deTélérama!!! )

 


 

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